Les différents types de sols du jardin

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Type de sol

Tout jardinier doit connaître le type de sol de son terrain avant d’entreprendre la plantation. Car les plantes n’auront pas de la même croissance selon la terre. Ainsi, vous pouvez désespérément essayer de faire pousser une variété de plante alors que votre voisin y arrive sans problème, si le sol n’est pas adéquate rien n’y fera ! Voici la présentation des principaux types de sols :

Sol calcaire

A l’état brut, on le trouve sous forme de roche plus ou moins blanche, plus ou moins crayeux, c’est un des éléments indispensables du complexe argilo-humique pour obtenir un substrat propre à la culture de la majorité des végétaux. Il est commercialisé sous forme de poudre ayant une valeur neutralisante différente selon qu’il s’agit de chaux vive, de chaux éteinte, de chaux magnésienne ou de chaux horticole. La plus facile d’utilisation étant la chaux horticole. L’avantage à l’utilisation de carbonate de calcium est d’ordre économique, car il coûte moins cher à l’utilisateur, et écologique car il ne détruit pas les organismes utiles du sol. Pour être plus efficace, il doit être broyé très finement. En agriculture biologique on utilise également le Lithothamne, algue séchée et broyée à forte teneur en calcium, et aux multiples vertus.

En terrain carencé en calcaire, il faut apporter 150g de chaux par m², soit 15kg pour 100m², à renouveler avec un délai minimum de six mois entre deux épandages pour ne pas détruire la vie microbienne du sol, 50g/m² pour la chaux vive. Une poignée équivaut à 50 grammes environ. Cet amendement peut être laissé en surface ou incorporé par un griffage superficiel.

En terrain cultivé, la dose d’entretien est de 50 g/m²/an pour la chaux horticole ou le Lithothamne, 15 g seulement pour la chaux vive.

On peut acidifier un sol trop calcaire par un apport de soufre. Il peut être fourni par le fumier (en moyenne 1,25 unité de SO3 par tonne), ou des engrais minéraux, tels que le sulfate d’ammoniaque (60 % de SO3), le superphosphate de chaux simple (plus de 27 % de SO3) et le sulfate de potasse (45 % de SO3). Il existe d’autres formes de soufre comme le thiosulfate ou le soufre minéral (S). Seule la forme Sulfate est directement assimilable par la plante et soluble dans la solution du sol. Les autres formes devront s’oxyder sous l’action des bactéries du sol pour se rendre bio-disponible, elles auront des propriétés agronomiques différentes (effet réducteur, action acidifiante, …).

La chaux a une action désherbante sur la prêle et de nombreuses plantes acidophiles par modification de l’acidité du sol. Elle a également une action désinfectante sur les fumiers par modification rapide du PH entraînant la mort des germes pathogènes. On peut l’utiliser dans les locaux d’élevage et la litière des animaux de basse-cour.

Terre de couleur jaune

Les terres de couleurs jaune sont dépourvues d’humus, parfois sableuses, soit friables, soit collantes.

L’amendement principal est le calcaire lorsqu’elle est collante; sableuse ou friable il faut apporter de l’humus sous forme de compost, de terreau, de fumier pailleux ou de bois raméal fragmenté (BRFbois raméal fragmenté, ou copeaux de bois vivant.). Plus les quantités seront importantes, plus vite le substrat deviendra apte à la culture.

Terre de couleur brune

Les terres de couleur brune sont bien pourvues en humus, elles sont parfois tourbeuses, soit collantes, soit équilibrées.

Il faut veiller à leur entretien avec des apports réguliers de chaux et d’engrais pour compenser la consommation des cultures. En moyenne 50g/m²/an de chaux horticole ou Lithothamne, soit 5kg pour 100m².

Lorsqu’elles sont collantes, c’est le signe d’un fort déficit en calcaire, l’apport sera alors de 150g/m², à renouveler au bout de 6 mois si nécessaire.

Terre collante

Les terres collantes sont des terres argileuses qui manquent de calcaire pour les floculer. Elles sont la plupart du temps de couleur jaune à brune, parfois brune lorsqu’elles sont largement pourvues en humus. Ce sont des terres très riches mais les minéraux et oligo-éléments sont bloqués, les racines des végétaux ne peuvent se développer par manque d’air.

L’apport de chaux est indispensable pour faire floculer ces substrats, cf. paragraphe -1-. L’apport d’humus sous forme de compost, de terreau, de fumier pailleux ou de bois raméal fragmenté (BRF) aidera à la reconstitution rapide du complexe argilo-humique.

Terre sableuse

Les terres sableuses sont très poreuses, souvent dépourvues d’humus, elles sont alors de couleurs plutôt jaunes, tandis qu’elles sont gris-noir en zone volcanique ou si elles sont chargées en humus. Ce sont des terres pauvres car elles ne retiennent pas les éléments nutritifs, elles se réchauffent rapidement au printemps et se refroidissent vite en hiver. Les végétaux qui les colonisent ont un enracinement profond, c’est le terrain de prédilection pour cultiver les carottes et tous légumes « racine ».

On compense ces faiblesses par l’apport d’humus sous forme de compost, de terreau, de fumier pailleux ou de bois raméal fragmenté (BRF). Le chaulage d’entretien reste indispensable.
Les apports d’eau et d’engrais devront être d’autant plus fractionnés que le sol est perméable.

Terre tourbeuse

Les terres tourbeuses sont composées de végétaux dont la décomposition en humus a été bloquée par manque d’air sous l’eau des marais. Elles sont fibreuses, légères, très acides et peu propices à la culture, hormis celle des fougères et des conifères.

Il faut modifier l’acidité du sol et apporter une vie microbienne qui permettra la transformation de la tourbe en humus, tout en recomposant un complexe argilo-humique équilibré. Chaulage avec 150g/m² de chaux horticole ou de Lithothamne (soit 15kg pour 100m²) , à renouveler avec un délai minimum de six mois entre deux épandages pour ne pas détruire la vie microbienne du sol, 50g/m² pour la chaux vive. Reconstitution de la vie microbienne et des ressources en éléments fertilisants par apport de compost et de fumier pailleux.

Terre de bruyère

La terre de bruyère, souvent présente à l’état brut en montagne, est le produit de la décomposition des bruyères en terreau. La terre « dite » de bruyère commerciale est un terreau très acide composé de différents végétaux compostés. Ce substrat n’est utilisable pur que pour la culture de plantes acidophiles telles que les fougères, Skimmias, Rhododendrons, Azalées…

Afin de la rendre propre à un plus grand nombre de culture, on peut l’amender avec de la chaux (cf. paragraphe -1-)

Les différents types de sols du jardin
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