Comprendre la rotation des cultures

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Les agriculteurs d’autrefois ont découvert de quelle façon la rotation des cultures, combinée à d’autres pratiques telles que l’utilisation de cultures de couverture et d’engrais vert, favorisait la matière organique, la fertilité et l’état physique des sols. L’utilisation d’engrais chimiques n’a jamais montré de toxicité; si elle est interdite en culture biologique, c’est principalement pour empêcher la déstructuration des sols et les pollutions par des fertilisants lessivés dans les ressources en eau, à cause d’apports que les cultures n’ont pu utiliser pour différentes raisons. Les engrais autorisés en culture biologique sont plus stables car ils doivent être transformés par la microfaune du sol avant d’être assimilables par les plantes.

Depuis 1970, les canadiens ont introduit une nouvelle notion révolutionnaire avec la découverte des richesses du bois raméal fragmenté (BRF), mais la rotation des culture reste indispensable pour une parfaite exploitation. La complémentarité entre les animaux, les cultures et le sol, est un des grands principes de l’agriculture biologique. L’absence de production d’effluents d’élevage à la maison rend la nutrition des cultures plus difficile en raison d’une certaine difficulté d’approvisionnement en fumiers de ferme parfois peu disponibles ou coûteux. Face à ces contraintes, il existe un levier important : la rotation des cultures, mais on peut avantageusement compléter son action par l’association des cultures et l’utilisation du bois raméal fragmenté.

Une gestion raisonnée des successions culturales permet de participer à la nutrition des cultures par l’exploitation naturelle des diverses couches du sol et de ce que chaque type de plante y apporte. La consoude par exemple, remonte des profondeurs de la potasse que les autres plantes ne peuvent aller puiser.

L’alternance des cultures perturbe les cycles de nombreux ennemis des cultures inféodés à certaines plantes (mildiou et doryphore des solanacées par exemple). Les cultures à enracinements variés permettent également l’amélioration de la structure du sol, une composante essentielle de sa fertilité qui permet d’arrêter le bêchage ou le labour au profit d’un travail superficiel préservant l’activité de la microfaune.

  • La 1ère année (en particulier dans le cas d’une première mise en culture) sera consacrée aux légumes « fruit » et aux pommes de terre qui ont la particularité d’ameublir le sol tout en le « nettoyant » grâce à une forte concurrence en lumière face aux adventices.
  • La 2ème année, on cultive les plantes dites légumineuses qui ont la propriété d’enrichir le sol en azote (pois, haricots).
  • La 3ème année, on accueillera les légumes « feuille » très gourmands en azote et puisant l’essentiel de leurs besoins en surface(salades, choux).
  • La 4ème année, sera consacrée aux plantes « racine » et à bulbe (poireaux, oignons) qui se nourrissent de l’azote de profondeur et n’aiment pas les fumures fraîches.

Pour avoir de tout chaque année au jardin, il faut bien évidemment diviser la surface et faire tourner chaque type de légume à tour de rôle dans les différentes planches de culture. Il faut également prévoir une ou plusieurs planches destinées aux cultures de longue durée.

Si vous voulez en même temps favoriser l’association de plantes compagnes et faire plusieurs récoltes au même emplacement au cours d’une même saison, l’exercice sera un peu plus délicat mais pas insurmontable. De toute façon, ça participe aussi aux plaisirs du jardinage.

Tableau des cultures

Culture en ligne

Tableau d’association des plantes au potager :

Association des plantes au potager

Comprendre la rotation des cultures
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